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La thérapie des schémas

“La Thérapie des Schémas” a été créée par le psychologue américain Jeffrey Young dans les années 1990. Il a été formé aux thérapies cognitives classiques par Albert Ellis et Aaron Beck, avant d’élaborer sa théorie. Cette théorie s’inscrit aujourd’hui comme un aspect fondamental de la thérapie comportementale et cognitive (TCC).

Cette approche est particulièrement adaptée pour mettre en lumière l’origine des symptômes de la dépression, de l’anxiété, des troubles du comportement alimentaire, les problèmes de couples ou encore la rechute des personnes dépendantes et d’une façon générale lorsque nous ressentons un malaise réel avec des problèmes vagues, chroniques et envahissants.

La théorie de Young se base sur les Schémas Précoces Inadaptés (SPI) qui peuvent nous emporter dans des scénarii de vie problématiques, qui se répètent encore et encore.

En partant du postulat de base que durant notre enfance, nous sommes directement impactés par notre environnement, car le cerveau d’un enfant de 0 à 2 ans fonctionne en ondes Thêta et de 2 à 6 ans en ondes Delta. Ce qui signifie qu’avant “l’âge de raison” nous n’avons aucune faculté d’analyse et nous enregistrons tout ce que nous entendons comme “argent comptant” et vivons comme de vrais éponges.

Voici quelques caractéristiques des Schémas Précoces Inadaptés :

  • Ils sont constitués d’un mélange de souvenirs, d’émotions, de pensées (de cognitions) et de sensations corporelles.

  • Ils apparaissent au cours de l’enfance et de l’adolescence en tant que représentations de l’environnement et sont basés sur la réalité.

  • Ils sont élaborés pour se nourrir et perdurer durant toute la vie, car nous avons tendance à sélectionner des situations de vie et des relations humaines qui vont nourrir nos croyances. On dit que “Les schémas se battent pour survivre“.

  • La nature dysfonctionnelle des schémas se manifeste plus tard au cours de la vie (normal, puisqu’ils traduisent une adaptation de l’enfant à son environnement). Quand nous commençons à perpétuer nos schémas dans nos interactions avec les autres, sur la base de perceptions qui ne sont plus exactes, ni adaptées.

  • Ils ne sont pas tous traumatiques (exemple : un environnement trop protecteur ou trop permissif…).

  • Ils sont multidimensionnels et peuvent avoir différents niveaux d’envahissement et de gravité dans notre vie.

  • Un schéma n’est pas seulement une croyance dont nous pouvons parler à quelqu’un avec un raisonnement logique, il devient une partie de notre identité, une partie de notre conscience de soi.